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La colère

La colère n’est pas l’agressivité

La colère se manifeste généralement en réponse aux actions indésirables d’une autre personne perçue comme irrespectueuse, humiliante, menaçante ou négligente.  Autrement dit, la colère survient généralement en réaction à un comportement qui nous a fait peur ou nous a blessé. 

Au niveau sensoriel, si je suis en colère je peux ressentir par exemple :

  • mon rythme cardiaque qui augmente,
  • mon champ visuel qui rétrécit,
  • mon tonus musculaire qui augmente,
  • mon corps qui se réchauffe.

Mon corps se prépare à l’action, la colère me donne de l’énergie pour défendre mon territoire.

La colère s’associe à une cognition agressive, portant le blâme sur la personne que nous tenons responsable :

  • « Après tout ce que j’ai fait pour lui, c’est inacceptable qu’il me témoigne aussi peu de considération ! « 
  • « Cela fait plus d’un quart d’heure que j’attends ce bus ! Encore un chauffeur incompétent qui me fait perdre mon temps. »

Ces cognitions, combinées aux sensations corporelles de la colère, nous incite à exercer des représailles, et sont parfois associées à des images mentales représentant des actions agressives. Autrement dit, la colère me programme pour m’en prendre à la personne que j’estime responsable de mon mal-être.

A RETENIR. Il ne faut pas confondre colère et agressivité.

La colère, si elle est associée à un comportement approprié de canalisation, est tout à fait utile. En revanche, les comportement d’agressivité sont, eux, généralement néfastes pour nos relations sociales. Autrement dit, ce n’est pas l’émotion (la colère) qui est négative, mais le comportement (l’agressivité). Ce qui tombe bien, sachant que nous avons très peu de contrôle sur nos émotions, et beaucoup de contrôle sur notre comportement.

Comportements appropriés lorsque je suis en colère

La colère est l’émotion de la résolution de problèmes. Elle peut être une réponse appropriée face aux injustices, lorsqu’elle nous pousse à nous regrouper : les mouvements sociaux qui ont construit l’histoire humaine se sont alimentés dans la colère de population, qui mettaient cette colère en commun pour créer le changement qu’elles souhaitaient voir advenir. Si je m’autorise à prendre le temps de chercher une solution, j’adopte un comportement de résolution de problème, dans lequel ma colère va me donner la force de me montrer persévérant.

La colère est aussi l’émotion de l’affirmation de soi. Elle va me permettre d’assurer ma voix, et de parler fermement. Elle me donne l’énergie de me confronter aux comportements de critique destructive ou de harcèlement.

Profils psychologiques : les colériques

Certains profils psychologiques ont un rapport particulier à la colère. Par exemple :

  • Si j’adopte des comportements agressifs de façon réflexe, avec peu de conscience ou de contrôle sur ma liberté d’action, on parle d’impulsivité, trait qui peut se retrouver dans le trouble de la personnalité borderline, le TDAH, ou le trouble bipolaire.
  • Si j’ai tendance à être un buldozer lorsque je suis de mauvaise humeur, écrasant tout sur mon passage avec une énergie folle, je suis peut-être atteint d’un trouble bipolaire.
  • Si je néglige les émotions des autres et utilise des moyens de coercition pour les obliger à m’obéir, les punissant brutalement s’ils essayent d’échapper à mon emprise, on parlera plutôt de personnalité narcissique ou de personnalité antisociale.
  • Dans certains cas, la colère est une réaction d’humeur négative, et peut être rencontrée sous forme de rancœur chez certaines personnes souffrant de dépression.
  • Enfin, si je suis alexithymique, je suis incapable d’identifier ma colère ou de la nommer, elle va alors se transposer dans mes actions sans que je comprenne clairement ce qui m’arrive.

Que puis-je faire pour réguler ma colère ?

En premier lieu, il faudrait apprendre à réduire votre réaction physiologique. Des outils comme la relaxation, le lieu sûr, l’autohypnose ou encore la méditation pourraient vous y aider.

Ensuite, il faudrait aussi casser les mécanismes dysfonctionnels dans vos pensées, en travaillant sur vos distorsions cognitives.

Enfin, des outils tels que l’affirmation de soi, la résolution de conflits et la résolution de problème vous permettront de trouver des comportements plus appropriés pour la gérer.

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